2 jours à Paris


Petite marche dans Paris, les Invalides en arrière plan

Aujourd’hui, cela va faire 7 ans jour pour jour que je suis arrivée en Australie! Le dernier Noël que j’ai passé en France était en 2003! Je dois avouer que même en étant très bien entourée à cette période de l’année, par ma famille australienne à Brisbane et Melbourne ou par la famille de mon partenaire, j’ai toujours une petite boule dans le ventre à l’idée d’être si loin de mes parents et de ma soeur.

C’est pourquoi j’ai décidé en 2010 que je passerai mon Noël en France, avec de préférence de la neige et un bon gros repas traditionnel, dinde, foie gras, tout ce qu’il faut en somme!

Après un vol sans encombres de 24 heures, nous avons atterri à Roissy-Charles de Gaulle. Le sol était recouvert de neige, ce qui donnait avec la lumière particulière de l’aube une atmosphère un peu irréelle. Ajoutez à cela la fatigue du décalage horaire et je me croyais presque dans un rêve…

Je suis vite revenue à la réalité une fois à la gare, lorsque j’ai voulu acheter un ticket de RER avec ma nouvelle carte de crédit décorée d’une magnifique puce, qui devait me permettre de me servir des billetteries automatiques… que nenni! J’ai dû rejoindre les longues files d’attente au comptoir de la SNCF… j’entendais autour de moi un certain nombre de voyageurs anglais réfugiés à Charles-de-Gaulle car les conditions météorologiques avaient complètement bloqué l’aéroport d’Heathrow… ce qui m’a fait un peu relativiser sur mon sort. Dieu merci, j’ai été épargnée par toute sorte d’ennuis liés à la neige et au verglas pendant mon séjour!

Une fois arrivée à Gare du Nord, j’ai pu retrouver mon amie d’enfance et son mari, puis nous avons fait le trajet à pied jusqu’à leur appartement dans le 10è arrondissement, non loin de la fameuse Rue Saint Denis.

Une corbeille remplie de viennoiseries nous attendait sur la table de leur salon: croissants, pains au chocolat, pains aux raisins, baguettes fraîches… une très gentille attention pour fêter mon arrivée… ça fait du bien de rentrer!🙂

Nous ne nous sommes pas attardés à l’appartement, pour ne pas que je sois trop tentée par l’appel du canapé: quelques minutes de plus et je me serais endormie sur place! De plus mes hôtes avaient encore de nombreuses courses de Noël à faire pour le repas de famille qui, cette année, avait lieu chez eux avec une douzaine d’invités. L’abnégation étant l’une de mes qualités principales, j’ai accepté leur offre de faire le cobaye et de tester quelques plats qu’ils avaient prévus pour leur menu, à savoir du Magret de canard en croûte de sel et une Bûche glacée. C’est en vue de cette dernière que nous sommes mis en route vers notre première destination: Berthillon, le célèbre glacier de l’Île Saint Louis dans le 4è arrondissement de Paris.

Une fois sur place, j’ai été surprise de voir que même en plein hiver les touristes bravaient les températures négatives pour pouvoir goûter aux fameuses glaces de Berthillon! Cependant le gros de la clientèle ce jour-là était constitué de Parisiens qui venaient commander leur Bûche de Noël. Il ne restait d’ailleurs plus beaucoup de parfums parmi lesquels choisir! Nous sommes donc repartis avec une Bûche glacée Abricot & Pain d’épices.


Une bonne glace pour se rafraîchir, brrrr!


De jolis couteaux Laguiole aperçus sur le chemin du retour…

De retour à l’appartement, j’ai eu droit à une petite sieste dans le canapé pendant que mes hôtes préparaient le dîner. J’entendais dans mes rêves des exclamations et cris provenant de la cuisine, ce qui m’a fait redouter le pire pour le canard! Il n’en fut rien, le magret est ressorti du four parfaitement cuit et encore bien juteux grâce à la croûte de sel (voir petite vidéo ci-dessous)!

En dessert, nous avons donc essayé la bûche glacée de Berthillon, qui s’est avérée délicieuse. Je n’aurais sans doute pas choisi ces parfums si les autres parfums classiques avaient été encore disponibles… et c’eût été un tort, car l’abricot et le pain d’épices s’accordent à merveille!

Le jour suivant fût consacré à encore plus de shopping et, à ma demande expresse, nous sommes allées visiter la boutique de la star française des macarons, j’ai nommé Pierre Hermé.

La politique du magasin était assez stricte en matière de photographie, et je n’ai eu droit qu’à deux petites photos, à moins de me mettre en relation avec le service relations publiques de Pierre Hermé… Nous avons vu le fameux gâteau Ispahan, que je regrette de ne pas avoir acheté sur le coup, tant il est magnifique! Il était déjà assez difficile de faire notre choix parmi les dizaines de parfums de macarons, tous aussi prometteurs les uns que les autres, mais nous avons finalement réussi à nous limiter à un assortiment de 12 macarons.

Notre sélection: Rose, Truffe blanche & Noisette (très parfumé!), Coing & Rose, Chocolat au lait & Fruits de la passion, Marrons & Thé vert, Chocolat, Caramel au beurre salé, Crème Brûlée… tous superbes!


Quelques petits dégâts sur le chemin du retour, rien de très grave…

Nous avons ensuite marché jusqu’à La Grande Épicerie de Paris (située dans le même bâtiment que Le Bon Marché) où régnait une grande agitation: le tout Paris avait décidé de venir faire ses emplettes de Noël ce jour-là (c’était du moins l’impression que ça me donnait) et il était très difficile de circuler entre chaque rayon… Un léger désagrément, vite compensé par la vision réjouissante des étals offrant foie gras, caviar, saumon fumé, truffes, énormes dindes, poulets de Bresse, chocolats, calissons… que sais-je encore!


Poulets de Bresse, Dindes, Pintades…

Après un shopping fructueux, nous sommes sorties admirer les vitrines illuminées du Bon Marché.

Paris est vraiment magnifique à cette période de l’année, les décorations et illuminations de Noël lui donne un côté très féérique.

Un couple d’amis et leur petite fille venait dîner ce soir-là et une raclette avait été prévue pour l’occasion, encore une chouette attention de la part de mes amis qui savent bien que je n’ai pas l’occasion d’en manger très souvent en Australie. C’était vraiment le dîner parfait pour ce temps hivernal, rien de tel qu’une bonne raclette après une journée glaciale de crapahutage dans Paris!

Je vous repasse l’action au ralenti…

Le bonheur tient parfois à peu de choses…

Une fois de plus, le décalage horaire a eu raison de moi: garder les yeux ouverts relevait du défi et je ne pouvais aligner deux mots à la suite qu’au prix d’un gros effort… J’ai quand même trouvé en moi un regain d’énergie pour un petit digestif, un délicieux Armagnac, qui a fini de m’achever!

Et c’est ainsi que s’est terminé mon micro-séjour à Paris… un autre voyage, plus court, m’attendait le lendemain: je prenais le TGV pour rejoindre mes parents dans notre belle Drôme des Collines😀

Une réponse à “2 jours à Paris

  1. J’adore le passage  » Je vous repasse l’action au ralenti  »🙂

    Ils vendent des services a raclette au Fish market de Sydney avec du bon fromage a raclette Heidi d’Australie qui est tres bon. Sinon il reste toujours le fromage a raclette importer de France (jura ) et Suisse🙂
    Il ne manque plus que la temperature baisse!
    Bonne continuation

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