Chez Maurice, Restaurant de Bourgogne – Paris 10è

Juste avant de prendre le train Paris-Valence, nous avons pu déjeuner dans un bistro du quartier, le populaire Chez Maurice (Chez Maumau pour les intimes). J’avais depuis quelques jours une grosse envie d’escargots et mes amis ont pensé que ce bistro était un bon choix, plus authentique et moins cher que les restaurants de la rue Montorgueil que j’avais initialement repérés.

Le restaurant était décoré dans un style traditionnel, les menus écrits à la craie sur les tableaux noirs et les tables recouvertes de nappes à carreaux rouges et blancs… il n’y avait pas encore trop de monde quand nous sommes arrivés, mais à peine 5-10 minutes plus tard, le restaurant était complètement rempli.

Le froid de canard donnait envie de plats réconfortants qui tiennent au ventre et le menu en proposait toute une liste: tartiflette, fondue, charcuterie, camembert frit… le choix fut difficile.

Mais avant toute chose, le sacro-saint apéro!

Je choisis un petit Picon-bière, qu’on ne trouve malheureusement pas en Australie. Une boisson un peu démodée, mais personnellement j’aime beaucoup ce goût d’orange amer et cette belle couleur ambrée que le sirop donne à la bière.

Mes compagnons de table choisirent les entrées ci-dessous:


Camembert frit


Soupe de poissons

Quant à moi j’ai bien sûr commandé une demi-douzaine d’escargots de Bourgogne.


Escargots de Bourgogne

Les six Escargots de Bourgogne étaient servis dans un caquelon, accompagnés d’une sauce au beurre, ail et persil, bref tout ce qu’il fallait, avec suffisamment de pain pour saucer le tout… j’étais ravie.

Les plats principaux furent ensuite servis:


Steak Tartare au couteau & Frites


Andouillettes grillées sauce moutarde


Escalope de dinde panée & Frites


Steak sauce au poivre & Frites

Le Steak à la sauce au poivre que j’avais demandé « à point » est arrivé plutôt « bien cuit », ce qui le rendait assez dur à manger. La sauce au poivre n’était pas formidable non plus, sa texture rappelant celle des sauces en poudre. Mes compagnons de table, par contre, avaient l’air plutôt contents de leur choix, surtout celui du Steak Tartare qui avait l’air très bon et bien assaisonné et de l’Andouillette grillée, accompagnée d’une sauce à la moutarde à l’ancienne.

En dessert, je choisis mon dessert favori, la Crème brûlée (en bas à gauche sur la photo), qui s’est avérée un peu décevante, avec une texture un peu granuleuse et un léger goût d’oeuf cuit (je deviens difficile dans mes vieux jours). Par contre le caramel à la surface était bien craquant, comme il se doit.

Bref, un bistro sympathique sans prétention, aux prix raisonnables, proposant des plats traditionnels dans un cadre chaleureux.

Après ce dernier petit moment de calme, j’étais en route pour Gare de Lyon où j’ai du affronter les foules de passagers énervés qui comme moi allaient en Province pour passer Noël en famille… une expérience assez stressante, heureusement facilitée par mon amie qui m’a aidée à porter mon énorme valise dans le métro et m’a permis de monter dans le TGV juste à temps, ouf (merci Cécé)! Me voilà en route pour la Drôme🙂

2 jours à Paris


Petite marche dans Paris, les Invalides en arrière plan

Aujourd’hui, cela va faire 7 ans jour pour jour que je suis arrivée en Australie! Le dernier Noël que j’ai passé en France était en 2003! Je dois avouer que même en étant très bien entourée à cette période de l’année, par ma famille australienne à Brisbane et Melbourne ou par la famille de mon partenaire, j’ai toujours une petite boule dans le ventre à l’idée d’être si loin de mes parents et de ma soeur.

C’est pourquoi j’ai décidé en 2010 que je passerai mon Noël en France, avec de préférence de la neige et un bon gros repas traditionnel, dinde, foie gras, tout ce qu’il faut en somme!

Après un vol sans encombres de 24 heures, nous avons atterri à Roissy-Charles de Gaulle. Le sol était recouvert de neige, ce qui donnait avec la lumière particulière de l’aube une atmosphère un peu irréelle. Ajoutez à cela la fatigue du décalage horaire et je me croyais presque dans un rêve…

Je suis vite revenue à la réalité une fois à la gare, lorsque j’ai voulu acheter un ticket de RER avec ma nouvelle carte de crédit décorée d’une magnifique puce, qui devait me permettre de me servir des billetteries automatiques… que nenni! J’ai dû rejoindre les longues files d’attente au comptoir de la SNCF… j’entendais autour de moi un certain nombre de voyageurs anglais réfugiés à Charles-de-Gaulle car les conditions météorologiques avaient complètement bloqué l’aéroport d’Heathrow… ce qui m’a fait un peu relativiser sur mon sort. Dieu merci, j’ai été épargnée par toute sorte d’ennuis liés à la neige et au verglas pendant mon séjour!

Une fois arrivée à Gare du Nord, j’ai pu retrouver mon amie d’enfance et son mari, puis nous avons fait le trajet à pied jusqu’à leur appartement dans le 10è arrondissement, non loin de la fameuse Rue Saint Denis.

Une corbeille remplie de viennoiseries nous attendait sur la table de leur salon: croissants, pains au chocolat, pains aux raisins, baguettes fraîches… une très gentille attention pour fêter mon arrivée… ça fait du bien de rentrer!🙂

Nous ne nous sommes pas attardés à l’appartement, pour ne pas que je sois trop tentée par l’appel du canapé: quelques minutes de plus et je me serais endormie sur place! De plus mes hôtes avaient encore de nombreuses courses de Noël à faire pour le repas de famille qui, cette année, avait lieu chez eux avec une douzaine d’invités. L’abnégation étant l’une de mes qualités principales, j’ai accepté leur offre de faire le cobaye et de tester quelques plats qu’ils avaient prévus pour leur menu, à savoir du Magret de canard en croûte de sel et une Bûche glacée. C’est en vue de cette dernière que nous sommes mis en route vers notre première destination: Berthillon, le célèbre glacier de l’Île Saint Louis dans le 4è arrondissement de Paris.

Une fois sur place, j’ai été surprise de voir que même en plein hiver les touristes bravaient les températures négatives pour pouvoir goûter aux fameuses glaces de Berthillon! Cependant le gros de la clientèle ce jour-là était constitué de Parisiens qui venaient commander leur Bûche de Noël. Il ne restait d’ailleurs plus beaucoup de parfums parmi lesquels choisir! Nous sommes donc repartis avec une Bûche glacée Abricot & Pain d’épices.


Une bonne glace pour se rafraîchir, brrrr!


De jolis couteaux Laguiole aperçus sur le chemin du retour…

De retour à l’appartement, j’ai eu droit à une petite sieste dans le canapé pendant que mes hôtes préparaient le dîner. J’entendais dans mes rêves des exclamations et cris provenant de la cuisine, ce qui m’a fait redouter le pire pour le canard! Il n’en fut rien, le magret est ressorti du four parfaitement cuit et encore bien juteux grâce à la croûte de sel (voir petite vidéo ci-dessous)!

En dessert, nous avons donc essayé la bûche glacée de Berthillon, qui s’est avérée délicieuse. Je n’aurais sans doute pas choisi ces parfums si les autres parfums classiques avaient été encore disponibles… et c’eût été un tort, car l’abricot et le pain d’épices s’accordent à merveille!

Le jour suivant fût consacré à encore plus de shopping et, à ma demande expresse, nous sommes allées visiter la boutique de la star française des macarons, j’ai nommé Pierre Hermé.

La politique du magasin était assez stricte en matière de photographie, et je n’ai eu droit qu’à deux petites photos, à moins de me mettre en relation avec le service relations publiques de Pierre Hermé… Nous avons vu le fameux gâteau Ispahan, que je regrette de ne pas avoir acheté sur le coup, tant il est magnifique! Il était déjà assez difficile de faire notre choix parmi les dizaines de parfums de macarons, tous aussi prometteurs les uns que les autres, mais nous avons finalement réussi à nous limiter à un assortiment de 12 macarons.

Notre sélection: Rose, Truffe blanche & Noisette (très parfumé!), Coing & Rose, Chocolat au lait & Fruits de la passion, Marrons & Thé vert, Chocolat, Caramel au beurre salé, Crème Brûlée… tous superbes!


Quelques petits dégâts sur le chemin du retour, rien de très grave…

Nous avons ensuite marché jusqu’à La Grande Épicerie de Paris (située dans le même bâtiment que Le Bon Marché) où régnait une grande agitation: le tout Paris avait décidé de venir faire ses emplettes de Noël ce jour-là (c’était du moins l’impression que ça me donnait) et il était très difficile de circuler entre chaque rayon… Un léger désagrément, vite compensé par la vision réjouissante des étals offrant foie gras, caviar, saumon fumé, truffes, énormes dindes, poulets de Bresse, chocolats, calissons… que sais-je encore!


Poulets de Bresse, Dindes, Pintades…

Après un shopping fructueux, nous sommes sorties admirer les vitrines illuminées du Bon Marché.

Paris est vraiment magnifique à cette période de l’année, les décorations et illuminations de Noël lui donne un côté très féérique.

Un couple d’amis et leur petite fille venait dîner ce soir-là et une raclette avait été prévue pour l’occasion, encore une chouette attention de la part de mes amis qui savent bien que je n’ai pas l’occasion d’en manger très souvent en Australie. C’était vraiment le dîner parfait pour ce temps hivernal, rien de tel qu’une bonne raclette après une journée glaciale de crapahutage dans Paris!

Je vous repasse l’action au ralenti…

Le bonheur tient parfois à peu de choses…

Une fois de plus, le décalage horaire a eu raison de moi: garder les yeux ouverts relevait du défi et je ne pouvais aligner deux mots à la suite qu’au prix d’un gros effort… J’ai quand même trouvé en moi un regain d’énergie pour un petit digestif, un délicieux Armagnac, qui a fini de m’achever!

Et c’est ainsi que s’est terminé mon micro-séjour à Paris… un autre voyage, plus court, m’attendait le lendemain: je prenais le TGV pour rejoindre mes parents dans notre belle Drôme des Collines😀

L’Étoile – Paddington

Chaque année avec les « girls », nous essayons d’organiser un petit pré-Noël entre nous tant que nos emplois du temps respectifs le permettent. Cette année nous avons choisi l’Étoile, dont nous avions entendu beaucoup de bien, en plus du fait que le célèbre chef français « Manouuuuuu!!! » dirige les opérations dans la cuisine. Nous réservons donc pour un dîner au milieu de la semaine.

Flirt sur la plage $17
(vodka, schnapps pêche, jus d’airelles, jus d’ananas)

Nous sommes accueillies par une serveuse très sympathique, qui nous conduit à une table pas tout à fait près de la fenêtre comme je l’avais espéré, ce qui n’est pas très grave, vu le triste spectacle de la pluie qui nous est offert ce jour-là. Nous commencons par des cocktails pour nous mettre dans l’ambiance.

Nous savions à l’avance que Manu ne serait pas en cuisine ce soir-là, donc nous n’étions pas trop décues. Il devait sûrement être en plein tournage de la nouvelle saison de « My Kitchen Rules » à ce moment-là.

On nous apporte une petite corbeille de pain et du beurre pour grignoter avant le repas.

Puis les entrées arrivent, à savoir une demi-douzaine d’huîtres accompagnées d’une sauce aux vinaigre et échalotes, délicieuse. Nous les engloutissons en un rien de temps.

J’ai choisi le plat rendu célèbre lors de l’apparition de Manu dans l’émission Masterchef (saison 1), le Boudin de Saint Jacques à la bisque de crustacés ($20). Je ne suis pas déçue, la texture est très légère et le goût subtil est bien mis en valeur par la bisque de crustacés et les épinards.

Mon amie avait choisi la Salade de Confit de Canard ($22), qui s’avère très généreuse et goûtue.

Nous avons choisi toutes les deux la Bavette de boeuf & Pommes bouchon ($35), simple, bien cuite et très bonne.

Cependant, c’est le plat de ma voisine qui attise ma jalousie: des tranches de Rump Steak d’Agneau ($35) tendre et juteux, accompagnées d’une purée très fine et très crémeuse.

On nous apporte un petit pré-dessert de « granita » à la pastèque et au champagne pour se rincer le palais.

Ma collègue choisit le fromage, accompagné de petites tranches de fruits et noix.

Je choisis mon dessert préféré, la Crème Brûlée ($15), qui est très bonne et encore une fois généreusement proportionnée, servie avec une Tuile aux amandes.

En partant je vais dire un rapide bonjour à un autre bloggeur culinaire assis juste à côté de nous, en la personne de Simon de Simon Food Favourites!

Puis nous sommes de retour dans la grisaille de la rue, ayant fait le plein de bons plats et de conversation.

J’envisagerais de retourner à l’Étoile un jour, si je sais que Manu est en cuisine. Il risque cependant d’être de moins en moins disponible, avec la nouvelle saison de « My Kitchen Rules » qui vient de commencer, et la récente annonce que lui et son collègue Miguel Maestre de « Boys Week-end » viennent de reprendre le très populaire Apéritif à Kings Cross! Ce n’est pas grave, les plats servis à l’Étoile restent à eux seuls une bonne raison de s’y rendre, Manu ou pas Manu🙂

L’Étoile Restaurant & Bar
211 Glenmore Rd
Paddington 2021
Ph: (02) 9332 1577
www.letoilerestaurant.com.au

Présentation Pâtisserie de Bruno Pastorelli (M.O.F.)


Macarons miroir à la Framboise – Présentation de mai 2010

Nous avons pu assister ces dernières années à regain de popularité de la pâtisserie en Australie, ainsi qu’un certain engouement de part du public pour cette discipline, en partie dû à la récente folie des Macarons  et à la Masterchef/Zumbo-mania… ce qui est une très bonne chose! 

Nous avons il y a quelques semaines de cela eu le plaisir d’accueillir Bruno Pastorelli, « Meilleur Ouvrier de France », de retour à Sydney pour nous montrer ses dernières créations. Il représente le fournisseur d’ingrédients de pâtisserie DGF Industries, où il est responsable de la recherche, du développement de nouveaux produits, crée des nouvelles recettes, fait des démonstrations professionnelles dans le monde entier et enseigne également à DGF International Culinary School… bref, un homme très occupé!

L’autre raison de la venue de Bruno sur nos côtes était de se mettre en relation avec des chefs pâtissiers locaux, ainsi que l’éventuelle mise en place d’une équipe australienne pour participer à la prochaine édition du “Mondial des Arts Sucrés” en 2012,  une compétition de renommée internationale qui a lieu tous les 2 ans lors du fameux salon professionnel « Europain Expo ».

La présentation a eu lieu à Continental Patisserie à Strathfield, où Bruno avait déjà effectué sa première présentation en mai dernier.  Cette fois-ci il a bénéficié de l’aide d’un bon ami à lui, qui n’était autre que Philippe Mouchel, dont la fameuse Brasserie au Crown Casino de Melbourne a récemment fermé… Philippe a cependant démarré un nouveau projet, PM 24 Bistro Rôtisserie, qui a ouvert ses portes courant décembre à Russel Street, numéro… 24!

On comptait parmi le public des chef pâtissiers provenant de prestigieux restaurants, de boulangeries-pâtisseries, d’hôtels de luxe, ainsi que des professeurs de la fameuse école culinaire, Le Cordon Bleu et TAFE Ryde.

Même Justine Schofield de Masterchef (série 1) a pu venir avec sa maman Françoise! Les photos qu’elle a prises durant la présentation sont d’ailleurs disponibles sur sa page Facebook.


Introductions: Philippe Mouchel, Georges Puechberty & Bruno Pastorelli

Après quelques brèves introductions par Georges, Directeur de G J FOOD Director, distributeur de DGF en Australie et interprète officiel de Bruno pour la journée, la présentation a démarré. Bruno avait prévu pour nous les quatre recettes suivantes:

Le Mendiant: une interprétation des fameux chocolats aux noix et fruits secs du même nom.

La Bûche Enfantine: un gâteau très coloré, bigarré, à la guimauve et même aux Smarties!

Royal Framboise: un dessert fort en chocolat et framboise.

Mûre sauvage: ce gâteau associe une somptueuse mousse en chocolate à différentes textures de mûre sauvage (jelée, pâte de fruit…).

Bruno prépare une poche à douille de Crème chiboust vanille

Bruno a dû venir deux jours à l’avance pour faire sa mise en place, pour éviter que la présentation ne dure trop longtemps, car les recettes impliquent de nombreux procédés ainsi que plusieurs heures de réfrigération. Autant dire qu’il n’a encore rien pu voir de Sydney lors cette visite!

Glaçage au Chocolat

J’ai inclus ici une petite sélection de photos pour chaque recette. Je n’ai pas trop fait dans le détail, car les recettes étaient assez longues et compliquées (pour moi du moins!)

Glaçage du « Royal Framboise »


Guimauve versée sur une feuille de transfert imprimée

Dès que Bruno a commencé la démonstration, on a pu voir tout de suite qu’on était en présence d’un vrai professionnel: tous ses gestes étaient précis, mesurés et efficaces. Ce qui m’a le plus frappée c’était la propreté de son plan de travail, toujours impeccable: la moindre miette ou tache de chocolat était immédiatement nettoyée… très impressionnant! Pas étonnant qu’il fasse partie du petit nombre de chefs pâtissiers considérés « Meilleurs Ouvriers de France ». 


Mousse au chocolate



Mûres

Après environ 4 heures de démonstration, nous étions tous très impatients de passer à la dernière étape, mais non la moindre: la dégustation!🙂

J’ai tout simplement englouti ma première part, la Bûche enfantine, tellement j’étais affamée! Je me rappelle toutefois l’avoir beaucoup appréciée, ce dessert a bien plus à mon petit côté nostalgique. Ca devait bien faire 10 ans que je n’avais pas mangé de Smarties!


La Bûche Enfantine

La guimauve était très moëlleuse et légère, et avec une collègue nous avons réussi à chiper quelques  morceaux non utilisés à la fin de la présentation et les avons mangés tels quels!


Le Royal Framboise

Bruno nous avait avertis que le Royal Framboise est très populaire auprès des amoureux de chocolat et il avait raison: l’association de glaçage chocolat, sauce chocolat & framboise, ainsi que le biscuit au chocolat le rendait plutôt riche, mais oh combien délicieux!

Mûre sauvage (mousse au chocolat et jelée de mûre)

Malgré l’apparent degré de sophistication et de difficulté de ses recettes, la philosophie de Bruno consiste à ne mettre l’accent que sur 2-3 goûts principaux. Par exemple, la Mûre sauvage (ci-dessus), un dessert très chocolaté, où la jelée de mûre, ainsi que la pâte de fruit tranchent avec la richesse de la mousse et du biscuit au chocolat.


Le Mendiant

Le « Mendiant » reste mon grand favori de la journée: il est composé d’un biscuit noisette, un croustillant aux fruits secs et royaltine, d’une mousse au chocolat au lait, gingembre et citron vert et fini avec un glaçage au caramel… le résultat était succulent et très rafraîchissant, j’ai particulièrement apprécié la touche de gingembre.


Le Mendiant


Bruno sous les applaudissements du public et de Jian, Philippe et Georges

Pour résumer, la démonstration était très instructive et les participants en sont repartis avec de nouvelles idées et techniques.

J’espère que les Australiens vont continuer à apprécier les desserts et pâtisseries de qualité et ne pas seulement les voir comme des choses qui font grossir et sont mauvaises pour la santé. Par exemple, mon partenaire australien n’a jamais aimé les pâtisseries…. jusqu’à ce que je l’amène en France, où il a découvert qu’elles avaient un vrai goût de fruit ou de chocolat…  et pas seulement de sucre, comme celles qu’il avait eues jusqu’alors en Australie et qu’il trouvait écoeurantes… Encore une fois, il est important de privilégier la qualité à la quantité: s’autoriser une très bonne pâtisserie de temps en temps ne fait pas de mal! 🙂

Artichaut à la vinaigrette

La saison des artichauts est presque terminée! Heureusement j’ai pu en profiter pleinement, même si je suis toujours un peu frustrée par leur petite taille comparée à ceux qu’on peut trouver en France.

Bien que je m’étais jurée d’essayer de reproduire cette recette que j’avais vue dans l’émission de SBS, Italian Food Safari, je finis toujours par me rabattre sur cette bonne vieille méthode: faire bouillir l’artichaut et le servir accompagné d’une bonne vinaigrette (sel/poivre, persil, vinaigre de vin rouge, huile végétale), en y ajoutant peut-être un peu de crème ou de mayonnaise pour la rendre un peu plus riche.

Je commence par couper la queue des artichauts…

… puis leur partie supérieure, que j’enduis immédiatement de jus de citron pour éviter que les feuilles noircissent.

Les artichauts sont désormais prêts à la cuisson.

Après environ 30 minutes de cuisson dans de l’eau bouillante, à laquelle j’ai rajoutée des quartiers de citron pour éviter l’oxydation, j’essaye d’égoutter les artichauts au maximum puis les dispose directement dans les assiettes.


(Cette main ne m’appartient pas!)

Je commence ensuite la séance d’effeuillage: les feuilles extérieures n’offrent pas beaucoup de chair, mais au fur et à mesure que je progresse vers l’intérieur, la partie blanche comestible des feuilles se fait de plus en plus généreuse.

Je finis par atteindre le coeur qui est encore recouvert de sortes de poils/fibres…

… que je retire soigneusement afin de ne pas le casser.

Et voilà! La meilleure partie de l’artichaut, savoureuse et croquante.

Et vous chers lecteurs, avez-vous des recettes d’artichauts sympathiques à nous faire partager?🙂

Lochiel House – Kurrajong Heights

Cela faisait déjà plusieurs semaines que les parents de M. nous parlaient de ce fantastique restaurant où ils avaient passé un moment mémorable il y a quelques années de cela… à tel point qu’ils ont décidé le mois dernier de nous y emmener, sans trop rencontrer de protestations de notre part.

C’est ainsi qu’un beau samedi matin, nous nous sommes mis en route vers Kurrajong Heights, une petite ville à environ 80km au nord-ouest de Sydney dans la région de la Hawkesbury.

Nous arrivons une heure et demie plus tard à Lochiel House, une jolie petite maison de campagne entourée d’un jardin de fleurs, plantes et herbes. Nous sommes accueillis chaleureusement par Monique, copropriétaire du restaurant avec son partenaire Tony à la cuisine, puis accompagnés à notre table, dans la pièce centrale décorée de tableaux d’artistes locaux et d’objets antiques, à côté d’une ancienne cheminée. Maladroite comme je suis, je trouve le moyen de faire tomber tous les tisonniers et en les ramassant me retrouve avec des mains pleines de suie… la French class incarnée, encore une fois !


Pain maison et Beurre au sel de romarin

Après notre petit apéritif de vin pétillant, on nous amène des petites boules de pain faites sur place et tout juste sorties  du four, accompagnées d’une petite portion de beurre assaisonné de sel au romarin, très bon.

Salade de crabe, marjolaine, ciboulette et fèves avec purée de petits pois frais

L’entrée de salade de Crabe que le père de M.et moi avons choisie est très fraîche et également très jolie à regarder. J’essaye de savourer chaque bouchée, mais je finis par l’engouffrer très rapidement !

Gnocchis, champignons sautés, crème de topinambour et asperges

J’aurais facilement pu faire de même pour l’entrée de mon voisin, le petit bout de gnocchi que j’ai goûté était vraiment délicieux !

Soufflé de panais, parmesan et ciboulette, fromage de chèvre, salade de fenouil

La mère de M. est également ravie de son soufflé, tres léger et riche à la fois.

Cou de porc biologique fermier mijoté, au caramel de sucre de palme et piment, mangue verte, sauce Nam Jhim, cacahuètes grillées et riz de coco

Le plat principal de cou de porc qu’elle a commandé est d’inspiration thaï, avec une salade de mangue râpée et sa sauce aigre-douce et un peu piquante (Nam Jhim). Ce plat sera son préféré de tout le repas.

Filet de Bar poêlé, Salade tiède d’asperges, fèves, haricots et salsifis, émulsion d’oeufs de poisson

Le père de M. a choisi le poisson, aux accents un peu plus japonais cette fois (graines de sesame, rouleaux rappelant des sushis), dont il est très content.

Okonomiyaki – Pancake japonais végétarien, Salade d’algues, Gingembre mariné, Concombre, Sauce Rising Sun

M. apprécie également son Okonomiyaki, une sorte de pancake japonais végétarien, bien qu’il l’aurait préféré un peu plus croustillant.

Steak d’aloyau de boeuf biodynamique grillé, légèrement fumé, gâteau de céleri, Bagna Cauda, petits légumes verts de Warrigal

De mon côté, je me félicite de mon choix : un steak (d’aloyau ?) de bœuf cuit à point et accompagné d’un « gâteau » de céleri qui me rappelle un peu le gratin dauphinois, mais avec des tranches bien plus fines et régulières qui lui donnent une superbe texture. La Bagna Cauda apparemment est une sauce piémontaise à base d’anchois, d’ail et d’huile d’olive.


Mauri Artavaggio (Lombardie /Italie), Melon vert et fleurs de courgettes compressés, Gauffre de seigle, Petites feuilles de céleri, Thym frais

Le fromage s’avère être le meilleur moment du repas pour le père de M. Il s’agit d’un Mauri Artavaggio, qui rappelle un peu un Taleggio : tres crémeux et fort en goût, relevé par les petites fleurs et fruits confits servis en accompagnement.


Jelée de Noix de Coco, Mangue fraîche, Sucre de Palme indonésien,
S
ésame noir confit, Sorbet de lait de riz jasmin

Les desserts font ensuite leur apparition, avec pour la mère de M. un dessert inspiré à nouveau de goûts asiatiques, rafraîchissant et fruité.

Roulade de meringue moelleuse, Crème de Vanille, Jelée de Rose, Fraises,
Petites billes sabl
ées

Mon dessert est également frais et léger : je n’ai pas pris trop de risques en le choisissant, étant une grande fan de vanille, fraise et meringue ! Les petits brins d’estragon apportent aussi une touche originale.

Fondant chaud au chocolat, Glace au caramel et carvi, Pop Corn, Kumquats

M. n’a vraiment pas de chance : son dessert est tellement bon que je finis par le goûter plusieurs fois et dois vraiment faire un effort pour le laisser tranquille!


Jardin à l’avant de la maison

On aperçoit Monique par la fenêtre en train de sélectionner quelques herbes pour garnir les plats. C’est assez rassurant de voir les ingrédients cueillis à quelques mètres de soi et de les voir quelques minutes après dans son assiette : fraîcheur garantie !

Monique, une native de la région, et Tony ont fait leur apprentissage avec les plus grands, Neil Perry et Kylie Kwong pour ne citer qu’eux, et ont gardé de leurs voyages autour du monde une philosophie qui consiste à être le plus autosuffisant possible. C’est pourquoi les deux chefs mettent un point d’honneur à se procurer des ingrédients localement et en saison.


Jardin à l’arriere

Après avoir fini notre petit digestif de Cognac, nous passons par la terrasse à l’arrière du restaurant pour jeter un coup d’œil au jardin du fond qui abrite également des herbes, ainsi que des légumes (haricots, cavolo nero, laitues).

Pour résumer, une très belle expérience, que j’espère bien renouveler un jour. Merci aux parents de M. pour nous avoir invités !

2 courses $62, 3 courses $78 Jeudi à Samedi
2 courses $70, 3 courses $86 Dimanche & Jours fériés MENU PRICE WITH SURCHARGE INCLUDED

Lochiel House
1259 Bells Line Of Rd
Kurrajong Heights
NSW 2758
Tel: (02) 4567 7754

Cachou Lajaunie

Quand j’étais petite, je ne sortais jamais sans ma boîte de cachous Lajaunie. J’adorais ces minuscules carrés de réglisse qui rendaient ma langue complètement noire! Je les aime toujours maintenant, même si je n’en mange plus autant faute de ravitaillement régulier, mais j’essaye d’en rapporter à chacun de mes voyages en France.

Cela fait plus d’un siècle que les cachous existent, mais c’est surtout cette publicité, nommée « La Belle de Cadiz », qui en 1985 a gravé les cachous Lajaunie dans toutes les mémoires (enfin, surtout ceux de plus de 30 ans!):

Le réalisateur de cette pub, David Niles, a par la suite gagné la récompense de « Pub de l’année », ce qui n’est pas si mal pour seulement 3 secondes de film!

Les cachous sont  également très reconnaissables au bruit émis quand on secoue la boîte, ce qui a fait l’objet d’un autre de leurs slogans publicitaires: “Cachous Lajaunie, la petite boîte jaune qui fait tchik-tchik!”

Les cachous proviennent l’Areca Catechu (palmier à betel), un arbre originaire des Indes orientales qui produit les noix d’arec. La pâte qui en est extraite est bouillie dans de l’eau puis filtrée, et le résultat après évaporation est une pâte noire à partir de laquelle va être fabriquéla cachou sous la forme que l’on connaît. Ses vertus sont assez similaires à la nicotine: il est ouvent utilisé en tant que coupe-faim et stimulant.

C’est à Toulouse en 1880 que le pharmacien Léon Lajaunie a eu l’idée de retravailler la formule des cachous et de les commmercialiser à l’attention de ses clients aux problèmes buco-dentaires importants, ainsi que les gros fumeurs. Bien que petit, le cachou est fort en goût grâce à une savante association de réglisse et de menthe. La conception de l’emballage fut confiée à un ami horloger de Léon, qui eut l’idée de faire une boîte de la même taille qu’une montre à gousset, afin de pouvoir la glisser facilement dans la poche prévue à cet effet.

Léon avait également le sens des affaires et a très bien su promouvoir son produit ; il fit mettre dans sa pharmacie des affiches en métal émaillé vantant les vertus du cachou. Quelques années plus tard, lorsque l’entreprise changea de main, la publicité fut confiée au célèbre affichiste Leonetto Cappiello qui dessina de très belles publicités, dont celle que vous pouvez voir ci-dessous.

Cachou LajaunieCachou Lajaunie – Leonetto Cappiello (1920)

Les efforts de Léon finirent par payer, car les cachous ont connu depuis un immense succès. En 1904 il vendit la formule et la marque Lajaunie aux frères Sirven (qui fabriquaient la boîte métallique) et la compagnie a continué à se développer. Dans les années 90, la compagnie fut rachetée par divers groupes jusqu’à faire partie du groupe Cadbury-Schweppes, puis a finalement été rachetée en 2010 par le géant Kraft Foods.

Pour toutes ces raisons, les Cachous Lajaunie sont devenus un emblème culturel français et on dirait que le phénomène n’est pas prêt de s’arrêter là, avec des millions de boîtes vendues chaque année de par le monde!

Je vous défie maintenant de vous enlever de la tête la chanson de la pub « La Belle de Cadiz », cela fait maintenant plusieurs jours que je n’arrête pas d’agacer mes pauvres collègues avec mon petit slogan: “Chi-cachi-Cachou Lajaunie, Lajaunie… Han han !”